Nous disposons depuis quelques mois maintenant, de la technologie nécessaire à la mise en place des prothèses de hanche par voie mini-invasive, permettant des suites immédiates notablement plus simples, des complications thromboemboliques moins fréquentes grâce à un lever plus précoce, et une hospitalisation moins longue.

Le bénéfice cosmétique de la petite taille de la cicatrice est à nos yeux, d'un intérêt secondaire. La maitrise de cette intervention permet bien entendu de positionner la prothèse de manière optimale, car évidemment la qualité de la pose prime .

Cette technique s'inscrit dans une philosophie plus générale, qui est de proposer au patient des gestes toujours moins agressifs, comme par exemple, la chirurgie arthroscopique, la coeliochirurgie, afin qu'il retrouve au plus vite ses possibilités, pour une réinsertion rapide dans la vie courante.

Il est bien sûr évident, que cette amélioration, certes peu spectaculaire, mais réelle, ne concerne que les suites immédiates du premier mois.

Schematiquement, trois voies d'abord mini-invasive existent :

-La voie antérieure : qui est la version mini-invasive d'une ancienne voie d'abord de l'articulation de la hanche

-La voie antérieure de Rottinger : qui est une variante d'une voie classique dite antero-externe

-Le "mini-post" qui est la version mini-invasive de la voie postero-externe qui est de loin la plus utilisée

Sans entrer dans les détails, le choix de la voie d'abord est une affaire de chirurgiens et d'écoles, chacune possédant avantages inconvenients et complications

CHIRURGIE DE LA HANCHE PAR VOIE MINI-INVASIVE