PROTHESES UNICOMPARTIMENTAIRES (PUC) CONCEPT ET INDICATIONS

Dans quel cas est on conduit à poser l'indication de prothèse uni-compartimentaire?

. La cause la plus fréquente est l'arthrose du genou, mais d'autres causes, comme la nécrose ou les sequelles de fractures peuvent justifier cette intervention.

C'est la gonarthrose fémoro-tibiale interne sur genu-varum qui représente la grande majorité des indications (+ de 90% des cas)

Le premier traitement est médical mais lorsque celui-ci se révèle insuffisant, on envisage un traitement chirurgical. Les résultats des nettoyages articulaires par arthroscopie sont parfois efficaces mais souvent limités dans leur durée et ne font que repousser de l’échéance de la chirurgie .

.Celui-ci peut être conservateur, ostéotomie de réaxation, consistant à corriger la déformation du genou.

Lorsque la destruction est trop importante: disparition complète du cartilage, déformation difficilement corrigible par une ostéotomie pour des raisons ligamentaires, on peut être amené à proposer une prothèse d'autant plus que le patient est âgé.

Si les lésions sont localisées à l'un des compartiments fémoro-tibiaux, il est possible de mettre en place une prothèse uni-compartimentaire.

Pour résumer, on met en place une prothèse uni-compartimentaire, lorsque l'ostéotomie est dépassée ou contrindiquée, et que la prothèse totale de genou parait excessive

L'ostéotomie est schématiquement contrindiquée dans les cas suivants :

Age : > 60ans (variable) ,Usure du cartilage supérieur à 50% , Nécrose évoluée du condyle interne

Echec d’ostéotomie tibiale par hypo-correction (patients >60ans)

La prothèse totale de genou parait excessive ou contrindiquée dans les cas suivants :

Lésion isolée d’un compartiment, et l’autre est sain

ligaments croisés présents et fonctionnels, Fémoro-patellaire globalement conservée.

Décider de mettre en place une Prothèse totale plutôt qu’une PUC si elle peut être indiquée, c’est renoncer délibérément aux avantages de la PUC par rapport à la PTG :

Récupération plus rapide : 1 Mois (PUC) / 3 Mois (PTG)

Hospitalisation moins longue (notamment si chirurgie mini-invasive)

Morbidité moindre, Transfusion =0

Récupération optimale de la proprioceptivité, Respect des parties molles (Vaste interne) Meilleures amplitudes articulaires Meilleur contrôle de la stabilité

Révision plus facile Qualité de vie meilleure chez les patients d’age moyen (sport)

cout moins élevé

Conclusion :

Il s'agit d'une intervention moins lourde qu'une prothèse totale,notament si on maitrise la technique mini-invasive dont les suites sont en général simples , avec un lever, un appui immédiat de meme que la mobilisation du genou

Si le processus arthrosique vient au fil des années, à dégrader le reste du genou, la reprise chirurgicale est simple, par une prothèse de genou standard.

La durée de vie de cet implants, dans les statistiques publiées, montrent des résultats qui se maitiennent dans le temps, bien souvent au delà de 10 ans

Les suites de cette intervention peuvent être rendues encore plus facile en utilisant une approche mini-invasive:

-intervention sous anesthésie loco-régionale

-abord limité latéro-rotulien

-respect des muscles et notamment le vaste interne

-utilisation d'une instrumentation spécifique

-Appui et mobilisation immédiate

-hospitalisation brève (4 à 5 jours)

Concept:

Cest l'application d'un concept mécanique à une pathologie mécanique : La PUC consiste a remplacer le cartilage du compartiment usé par la surcharge dûe à la déformation. Seul le cartilage du compartiment malade est prothésé.

La déformation frontale du genou est peu ou pas corrigée, afin que la prothèse soit essentiellement en contrainte. On soulage et économise ainsi le compartiment sain.

Une telle prothèse vise à remplacer le cartilage manquant. c'est un resurfaçage. Le stock osseux est donc peu entamé par la pose de la PUC, ce qui permettra si le genou se dégrade, de mettre une prothèse totale dans d'excellentes conditions.